SOLIDAIRES FINANCES PUBLIQUES

Solidaires Finances Publiques vient d’avoir accès à une note confidentielle de la direction générale. Dans le cadre de la poursuite de la “modernisation” de l’action publique, la Direction Générale des Finances Publiques travaillerait sur une évolution majeure du dialogue social.

Nous apprenons donc qu’à compter du premier septembre 2026, les échanges avec les organisations syndicales seront désormais entièrement dématérialisés et automatisés. Un outil innovant, baptisé “Dialogue+”, permettra, en mode agile :

  • de déposer des revendications via un formulaire en ligne
  • d’obtenir une réponse automatique sous 48h
  • de classer les demandes selon leur “niveau de compatibilité budgétaire”

Les réunions physiques seront supprimées, afin de “gagner en efficacité et en sérénité dans les échanges”.

Selon la direction générale, ce dispositif permettra de garantir un dialogue social “plus fluide, plus rapide et recentré sur l’essentiel”. Les premières simulations, réalisées en scénarisant des échanges entre l’outil interne d’IA générative « Parler Clair » et « Dialogue+ » montrent déjà que :

  • 92% des revendications sont jugées “non prioritaires”
  • 7% sont “à reconsidérer ultérieurement”
  • 1% bénéficient d’un accusé de réception personnalisé

Dans un deuxième temps, la direction envisagerait d’appliquer ce mode de fonctionnement aux relations hiérarchiques dans l’ensemble du réseau (projet non budgétisé à ce jour).

Pour Solidaires Finances Publiques, ce projet illustre concrètement ce que nous dénonçons depuis plusieurs mois : une direction qui se moque du dialogue social, des remontées des élus du personnel

Pour Solidaires Finances Publiques, un dialogue social sans dialogue n’est pas un progrès.

Un pilotage des services sans échanges est un recul.

Nous continuerons à porter les revendications des agentes et agents, avec ou sans algorithme.


Vous l’aurez compris, ce texte est un poisson d’avril, mais il n’est pas si éloigné du chemin que prend le dialogue social et le management à la DGFiP : écoute limitée, évocation du manque de moyens ou de pouvoir décisionnel, dilution des responsabilités, durcissement des méthodes de management, manque de transparence, déshumanisation…

Derrière la blague, une triste réalité. Mais malgré la volonté de la direction, Solidaires Finances Publiques ne lâche rien et sera toujours là pour la défense des agentes et agents, de nos missions, de nos droits et garanties et de nos conditions de travail  quoiqu'en pense la direction générale !