Par un courrier adressé ce 24 juin, Solidaires Fonction Publique interpelle le Ministre pour demander des Autorisations Spéciales d'Absences sur les épisodes caniculaires, et, au delà, sur la responsabilité de l’Etat employeur d’anticiper les évolutions climatiques plutôt que de se limiter à une gestion réactive de chaque nouvel épisode climatique.
Les températures augmentent, les vagues de chaleur se répètent et s’intensifient, le réchauffement climatique se fait douloureusement sentir, et les consignes de l’administration vont donc se multiplier, au moins pour que celle-ci se garantisse d’avoir répondu à ses obligations d’employeur.
Chaque année, l’administration tente de retenir quelques indicateurs en hausse pour présenter l’Observatoire interne sous un jour favorable. Pourtant, derrière les éléments de langage et les communications rassurantes, les résultats 2026 dressent un constat sans appel : les agentes et les agents continuent de payer le prix des restructurations permanentes, des suppressions d’emplois et de l’obsession budgétaire.
D’ailleurs en 2025 et 2026, les multiples suicides et tentatives de suicide - partie émergée de l’iceberg de la souffrance au travail - montrent que tout ne va pas bien à la DGFiP !
Et cette année encore, ils l’ont dit en nombre : 51 785 collègues ont répondu à l’enquête, soit 55 % de participation, mais bémol habituel sans distinction des grades ou à minima des cadres C, B et A.
Néanmoins, la parole des agents est claire. Reste à savoir si la Direction générale est prête à l’entendre. Rien n'est moins sûr !
Dans son rapport d’activité 2025, la DGFiP affirme vouloir « entretenir la force du collectif » et met en avant la vigilance accrue portée aux situations de détresse au travail. À première vue, le constat semble lucide : l’administration reconnaît l’existence d’« événements graves », évoque les risques psychosociaux et insiste sur la nécessité d’un climat de confiance.
Mais derrière cette communication institutionnelle soigneusement calibrée, une question demeure : pourquoi les agentes et les agents vont-ils si mal ?